Remiremont

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Remiremont.fr -> L'incomparable histoire

Il était une fois REMIREMONT.... L'histoire de cette ville mérite vraiment de commencer comme un conte de fées ou de princesses.
Pendant plus de mille ans REMIREMONT a abrité le quotidien de femmes issues de familles nobles et royales au sein de l'établissement religieux le plus célèbre d'Europe, à qui notre ville doit d'exister.


Tout commence en 620 quand Romaric, noble de la cour d'Austrasie à Metz, et Amé, moine prédicateur disciple de Saint Colomban, fondent un monastère sur un sommet montagneux dominant le confluent de la Moselle et de la Moselotte. C'est le premier établissement religieux consacré aux femmes en Lorraine, dans lequel plus de 80 religieuses se relaient jour et nuit pour chanter les louanges du Seigneur.
Deux siècles plus tard, compte tenu de son importance grandissante le monastère quitte la montagne pour s'installer sur une terrasse sablonneuse de la rive gauche de la Moselle ; l'agglomération qui se développe autour garde le nom du Saint fondateur, Romarici Mons = Remiremont.


L'insigne Chapitre noble des Dames de Remiremont :

Peu à peu le monastère d'origine se transforme en une communauté de chanoinesses séculière et féodale : "le Chapitre de Remiremont", réservé aux jeunes filles de la haute noblesse qui, pour y être admises, doivent faire la preuve de huit quartiers de noblesse (quatre du coté paternel et quatre du coté maternel).


Le Chapitre de Remiremont dépend directement de l'Empereur pour le temporel (l'abbesse à le titre de Princesse d'Empire) et du Pape pour le spirituel. Ceci fut la cause d'interminables luttes avec les ducs de Lorraine, voués de l'abbaye (c'est à dire, chargés de sa protection) mais jaloux de ses richesses.
L'abbesse, chef du chapitre et élue par lui, habite le palais abbatial ; elle jouit du quart des revenus importants de l'abbaye dont les possessions s'étendent sur l'immense territoire, bien au delà des limites de la Lorraine.

Le reste des revenus est répartis entre les chanoinesses, au nombre d'une cinquantaine en moyenne, toutes issues de la plus haute noblesse de Lorraine, de France, de Bourgogne ou de l'Empire. Chaque chanoinesse habite une "maison de fonction" personnelle situé dans l'enceinte du quartier abbatial.


Ce mode de vie très original avec demeures particulières, réceptions, fêtes, ne doit pas faire scandale. Si les chanoinesses continuent à assister régulièrement aux offices, elles n'ont plus à prononcer de voeux ; certaines, après plusieurs années de présence au chapitre, le quittaient pour retourner dans le monde et se mariaient. Mais au cours des siècles, abbesses et chanoinesses assurèrent avec foi et dévouement leur rôle de seigneur de la ville de Remiremont, secourant les misères, faisant bénéficier les habitants d'une partie des revenus du chapitre, surtout en période d'épidémie ou de famine.


A la Révolution, les Romarimontains firent une pétition pour garder "leurs" chanoinesses. Rien n'y fit. Le 7 décembre 1790, les scellés sont placés sur les portes de l'église abbatiale. Après onze siècles d'existence, le chapitre des Dames Nobles de Remiremont a vécu.


Il en reste de nombreuses archives, des souvenirs conservés dans les musées de la ville et surtout un ensemble architectural important et de qualité que la commune a su préserver, entretenir et mettre en valeur pour l'agrément des Romarimontains et des visiteurs qui prennent plaisir à parcourir les places et les rues chargées d'histoire.