Fin mars ont été installés au plan d’eau de Remiremont 6 nichoirs destinés à accueillir des mésanges, puisque ces oiseaux sont considérés comme des prédateurs naturels de la chenille processionnaire du pin.
La mésange charbonnière se reconnait par son plumage jaune et noir, sa taille est plus importante que sa cousine la mésange bleue. Elle est le seul prédateur à consommer la chenille processionnaire à tous les stades larvaires (fin mars à fin mai) et en consomme jusqu’à 500 par jour pendant la période du nourrissage des petits.
Ainsi, la pose de nichoirs facilite la sédentarisation des mésanges et permet ainsi de réduire notablement et de façon écologique la population des chenilles qui envahit les pins.
Les obsèques de Christian Poncelet seront célébrées ce vendredi, à 14h30, en l’église abbatiale.
Devant l’affluence prévue pour cette cérémonie, et pour permettre à chacun d’y assister en toute sécurité et sérénité, différents dispositifs sont prévus :
- Deux écrans géants sont installés, l’un au Centre culturel Gilbert Zaug, l’autre en extérieur sur la place de l’Abbaye.
- L’accès à l’église abbatiale se fera entre 13 h et 13 h 45. L’entrée sera contrôlée par les forces de l’ordre, pour garantir le respect du nombre maximal de personnes accueillies. Dès 13 h, l’accès au Centre culturel Gilbert Zaug sera possible. Sur la place de l’Abbaye, des bancs seront également installés pour accueillir le public.
- Le masque est obligatoire dans les trois lieux (y compris en extérieur sur la place de l’Abbaye).
- Pour ce qui est de la circulation : la zone autour de l’église est interdite à la circulation et au stationnement, de 8h à 18h. Cela concerne la place Henri Utard, la place de l’Abbaye, la place Kennedy, la place de Mesdames, la rue de la Carterelle, la rue des Chaseaux, la rue de la Franche Pierre, la rue des Prêtres, dans sa partie comprise entre la rue du Général Bataille et la rue Charles de Gaulle, et la rue Simone Veil, dans sa partie comprise entre la sortie du parking du 170 R.I. et la Place de Mesdames.
Le livre d’or reste disponible dans l’entrée de la mairie pour accueillir les messages de chacun.
Né en 1928, Christian Poncelet a été Maire de Remiremont de 1983 à 2001, mais aussi conseiller général de 1963 à 2015 et président du Conseil général de 1976 à 2015, sénateur de 1977 à 2014 et président du Sénat pendant 10 ans. Il a également été député de 1962 à 1973, conseiller régional de 1977 à 1992, député européen de 1979 à 1980 et six fois secrétaire d’Etat de 1972 à 1977.
Son attachement à la ville de Remiremont ne s’est jamais démenti, et la proximité avec ses habitants, avec le personnel communal et son équipe d’élus municipaux est restée gravée dans leur mémoire.
Un livre d’or est mis en place dans le hall de la mairie, pour tous ceux qui souhaitent lui rendre un dernier hommage.
Le Maire, Jean Hingray, lui fait cet éloge :
Comme beaucoup de Romarimontains et de Vosgiens, je suis empreint d’une immense tristesse en apprenant le décès du Président Poncelet.
Certes, il a déjà franchi les portes de l’Histoire en devenant le 1er octobre 1998 le 2ème personnage de l’Etat après l’élection le portant à la Présidence du Sénat.
Mais dans nos cœurs, il sera toujours le maire disponible, chaleureux et farouche dès qu’il s’agissait de défendre et faire gagner la ville de Remiremont.
Quel maire d’ailleurs pourrait se targuer d’obtenir autant pour sa ville ! Une voie rapide, un Palais des Congrès, une maternité et un hôpital, une ligne de TGV et sa gare et déjà de belles retombées de la vague de déconcentration de l’époque.
Étant devenu depuis 2016 son successeur indirect, je mesure combien son héritage est immense et probablement indépassable tant notre époque a changé en 20 ans.
La stature du Président Poncelet dépasse largement la Belle des Vosges. Sans jamais dévaluer l’attachement qu’il portait à notre ville, cet Ardennais d’origine avait trouvé dans les Vosges un territoire d’accueil à sa mesure. Il présida durant près de 40 ans aux destinées de notre Département. Il y a porté tant de chantiers, de combats, de projets, de progrès qu’il est encore difficile de résumer son œuvre. Grâce à lui, nos connexions TGV nous ont désenclavés. Le tourisme est devenu un nouvel horizon. La restauration de notre patrimoine a été enclenchée. Les investissements industriels encouragés comme jamais.
La liste de nos Vosgiens illustres est très riche. Nul doute que le Président Poncelet rejoigne celles et ceux qui ont contribué par leurs talents, leurs énergies, leurs visions à tracer une voie d’espérance pour nos compatriotes. Si, désormais, nous voyons la vie en Vosges, nous lui en sommes en quelque sorte entièrement redevables.
D’avoir eu l’immense chance de le connaître et le côtoyer, je retiens son extrême simplicité. Souhaitons que là où il sera, sa grande humanité pourra encore s’exprimer. Adieu Président, adieu « Ponpon »
Vidéo à visionner en cliquant ici
Message du Maire de Remiremont, Jean Hingray, du responsable du protocole Bernard Creusot et du Président de la Médaille Militaire Gilbert Bouché :
Bernard Creusot
L’événement que nous commémorons aujourd’hui s’est déroulé il y a exactement ¾ de siècle. Le 8 mai 1945 qui célèbre la victoire de la paix sur la barbarie nous rappelle aussi ce que nous devons aux combattants de la liberté.
Presque jusqu’au dernier jour, jusqu’en février 1945, notre massif vosgien a vécu des combats d’une rare intensité et enduré mille souffrances. Engagés au cœur de cette grande bataille stratégique des Vosges et d’Alsace, nous écrivions l’un des tous derniers chapitres de cette tragédie. Les guerres finissent souvent là où elles ont commencé : dans nos frontières de l’Est.
Gilbert Bouché
Cette guerre, nous l’avons gagnée aussi sur le terrain dès 1940. Sans l’exceptionnel héroïsme de Romarimontains tel Julien Méline, fondateur du Mouvement de la Résistance de Remiremont puis responsable de l’OCM (Organisation Civile et Militaire), arrêté le 10 juillet 1943, emprisonné à la prison de la Vierge à Epinal puis fusillé le 12 octobre de la même année, aurions-nous seulement pu reconstruire nos forces ?
Un auteur Français, écrivain génial mais penseur détestable, a dit que l’histoire ne repasse pas les plats. Est-ce si sûr ? En ce 8 mai 2020, nous mesurons plus que jamais combien notre résistance locale demeure toujours une des conditions de notre victoire finale.
Jean Hingray
Oui en ce 8 mai 2020 se souvenir de ces dates qui remettent l’histoire sur de bons rails a une résonnance toute particulière. Durant 2 mois, nous avons pu mesurer à quel point la privation de liberté non point causée par la tyrannie d’une nation agressive mais la férocité d’un virus destructeur nous devenait intolérable. Alors nous pouvons imaginer combien le bonheur d’y goûter à nouveau fut intense il y 75 ans maintenant.
Nous saurons nous en souvenir le 11 mai prochain. Nous saurons nous rappeler l’énergie déployée par nos soignants et notre hôpital. Et retenir qu’il nous faut plus que jamais compter sur nos forces locales sans jamais baisser la garde.
Demain 9 mai, je n’oublie pas que nous fêterons la journée de l’Europe, puissions-nous chers amis la trouver à la hauteur des évènements, généreuse et protectrice comme nous l’aimons.

